La scène techno

 

Mouvement musicale

La techno aurait été créée par Frankie Knukles et Marshall Jefferson. Le principe est simple : amplifier le son de la grosse caisse synthétique sur une musique de style soul, funk ou disco.

Musique hypnotique

La rythmique est dite house, elle donne une caractéristique répétitive que d’autres supports vont transcender comme le mouvement hip-hop ou le rock dans des sons travaillés par les technologies du mixage et du son amplifié. Car l’autre caractéristique de la techno est de libérer le son dans des espaces non formels. La scène est marginale dès le départ. Elle veut sortir des boîtes de nuit, des salles de concert ou des lieux de vie étudiants. Elle s’accompagne nécessairement d’une démarche festive. La techno est comme une fabrique de sons qui, par un travail de home-studio, vont être « mis en boîte », la table de mixage permettant de lier chaque ingrédient, le tempo donnant la résonnance, l’amplification produisant le vibratoire séquentiel (parfois constamment basé sur huit mesures). La mélodie n’est pas le fil conducteur de cette musique qui ne vit que par la répétition de lignes de basse entrecoupées de sons acides, sons de synthèse difficilement identifiables et dès lors transposant dans des univers ne pouvant avoir de repères matériels, agissant par références à des images connues que l’on peut associer à des sons habituels. Dès lors, la techno finit par créer un univers hypnotique du fait des basses martelées et de ces univers de synthèse… que d’autres produits de synthèse vont servir

Une scène décriée

En effet la consommation de produits stupéfiants associée à des évènements festifs de techno transporte encore plus aisément les participants vers ces univers de musique artificielle. Cela contribuera à négativiser cet art musical alors qu’il était déjà marginalisé par sa volonté de sortir des scènes habituelles. D’autant plus que le choix du lieu ou son appropriation se définissent comme « sauvage ». Les noctambules organisent des « raves » à l’Arche de la Défense, ou dans des zones urbaines avant de musarder dans quelques festivals et de rechercher la clandestinité. L‘association musique-drogue les rend en effet illégales sans compter la notion festive qui, en réunissant un très grand nombre de participants, s’apparente à une manifestation publique non déclarée. Les pouvoirs publics réagissent contre ces scènes sauvages avant que la prévention n’enclenche un processus de dialogue, finissant par permettre aux scènes techno d’exister dans un minimum de sécurité : visite des lieux préalables par les administrations concernées, liens préalables des forces de police avec les organisateurs, présence d’une unité de secours…

Image: youri babakhanians – Fotolia.comSimilar Posts:

 

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